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BIENVENUE SUR LE SITE DU CLUB D'AIKIDO ECJ ARGENTEUIL 95.
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Voici comme promis l'article sur ma rencontre au Japon avec Akuzawa Minoru Senseï.
Nous n'avons pu rencontrer Akuzawa Senseï qu'une seule fois au Japon malheureusement mais ce fût une rencontre très
enrichissante.Il avait réservé spécialement pour nous accueillir un gymnase à l'intérieur d'une école.
Nous avons passé environ trois heures à ses côtés, trois heures au cours desquelles il tenta de nous montrer la méthode qu'il avait développé, l'AUNKAÏ (nom de son
école), les résultats auxquels il était parvenu sans rien nous cacher.
Je dois dire qu'une fois de plus la caractéristique commune aux Senseï que nous avons pu rencontré est cette générosité envers des étrangers venus
apprendre, perfectionner au Japon leur pratique martiale.
Le voici à l'oeuvre avec son élève Mike, un solide gaillard de 120kg, qu'il envoi chuter un
peu comme un enfant de 40kg....
Peu de gens réalisent vraiment la portée de ces mots, "sans rien cacher" mais il faut bien garder à l'esprit que les arts martiaux prennent leur source dans
une époque lointaine où la guerre, les duels à mort étaient monnaie courante, à cette époque les écoles détentrices de ce savoir ancestrale ne le délivraient que partiellement à leurs élèves et
le plus grand secret était de mise. Bien souvent la transmission totale se faisait à un seul élève (fils du maître ou le meilleur élève) afin de préserver l'unité de l'école. Enseigner
ce savoir à des étrangers n'était même pas pensable. Aujourd'hui les temps ont bien changé, de moins en moins de gens s'intéressent vraiment à la pratique martiale pure penchant souvent plus vers
un côté spirituel, c'est le reflet de notre époque. Alors voir des étrangers faire le voyage de France vers le Japon uniquement dans le but de perfectionner leur pratique doit certainement
touchés ces hommes qui y consacrent leur vie entière, peut être est-ce la le fruit de leur générosité.
Akuzawa senseï s'est montré très généreux envers nous, mais je dois avouer que trois heures ne suffisent pas à comprendre une méthode affiné au cours d'une vie. A la fin
de l'entraînement nous sommes tous partis avec quelques uns de ses élèves, venus juste pour l'occasion, dîner avec senseï qui nous a tous invité à sa table.
Et nous avons passé un agréable moment en sa présence.
J'ai pu avoir la chance de revoir Akuzawa Minoru lors du stage qu'il a donné le 11octobre à l'occasion de sa venue pour l'embukaï de paris 2008. Cette fois ci
nous avons eu plus de temps pour pratiquer et mieux comprendre sa méthode.
Au Japon il nous avait montré celle ci dans sa globalité, en France il nous as bien expliquer les détails de placement du corps, des membres, de la colonne vertébrale, du relâchement.
Il peut faire la même chose en descendant sur sa jambe d'appui...
Je dois dire que de tous les senseï que nous avons pu rencontré c'est celui qui "s'éloigne" le plus de la pratique que je recherche, a première vue du moins. Je dis
cela car lorsqu'on le vois faire on a cette impression de puissance explosive qui est différente du relâchement et du contrôle comme chez Hino senseï ou chez Kuroda senseï. Effectivement le
résultat de sa recherche est différent au final mais en fait assez proche dans sa façon d'utiliser le corps ( bouger unis sans se désarticuler, faire la liaison entre toutes les parties du
corps...).
Sa méthode ne consiste qu'en quelques exercices assez simple à comprendre mais difficiles à faire correctement. Elle permet à celui qui la maîtrise d'atteindre une redoutable efficacité en
développant un geste très rapide et puissant. De plus face à un adversaire qui force il garde son équilibre de manière incroyable, je me suis retrouvé debout à le pousser et lui était en
équilibre assis sur une seule jambe: impossible d'arriver à le bouger!
Je n'ai pas eu beaucoup de temps devant moi ces temps ci et je publierai prochainement le troisiéme article concernant le Master Tour sur Akuzawa Minoru Senseï.
A ce propos ce week end samedi 11 et dimanche 12 octobre a lieu un stage avec Akuzawa Senseï et il participera aussi à l'embukaï (demonstration d'arts martiaux traditionnels japonais et autres à
paris samedi soir. Vous obtiendrez plus de renseignements en cliquant sur ce lien link.
En attendant voici quelques photos et videos avec Akuzawa senseï.
L'Aïkido
Un art martial d'auto défense
A première vue l'aïkido est un art martial d'auto-défense qui consiste à se servir de l'attaque de l'adversaire à ses dépends pour pouvoir retourner son geste contre lui même et ainsi
le contrôler sans douleur (ou presque selon les cas...). Pour ce faire nous apprenons un large éventail de techniques sur différentes attaques à main nues ou aux armes. Cela doit se faire en
souplesse sans jamais forcer sinon on se heurte à la force de l'adversaire et cela devient un simple combat de rue.
Un art bon pour la santé mentale et physique
Lorsqu'il est pratiqué correctement l'aïkido permet de relâcher les tensions accumulées au long de la journée, de se dépenser en aidant à se détendre et pas a se contracter comme lors
d'un combat de boxe par exemple. Il permet d'améliorer la condition physique en aprenant à respirer naturellement sans s'essouffler. Il peut aussi aider les gens qui ont des problémes de dos, par
exemple, en apprenant à se tenir bien droit tout en étant relaché ou par ses nombreux déplacements circulaire qui assouplissent la colonne vertébrale.
Petit à petit nous aprenons à maitriser notre corps, nos réactions et par la même notre mental car l'un ne vas pas sans l'autre. Ainsi il permet de faire face aux ennuis de la vie
quotidienne en aprenant le contrôle de soi.
L'étiquette ou reïshiki
L'étiquette permet d'enseigner aux jeunes comme aux plus âgés le respect de soi et des autres en mettant des régles à l'intérieur du dojo qui permettent de structurer la pensée de
maniére ordonnée car pour qu'un dojo fonctionne bien chacun doit y mettre du sien. Nous aprenons à faire les choses comme il se doit dans une atmosphére de détente et respectueuse.
Un Art accessible à tous
Il n'y a pas de limite d'âge pour la pratique, de 7 à 77 ans l'aïkido peut se pratiquer sans heurt et sans danger si il est correctement enseigné. Il y a même de nos jours un certain
nombre de personnes aux handicapes légers qui se sont lancés dans cette discipline.
Nous partons en train puis en bus, et à pieds, pour nous rendre dans la banlieue où vit Kono Senseï. Léo nous a informé qu’il nous reçoit chez lui dans son dojo privé (que j’ai déjà vu en
vidéo et qui n’est pas très grand, ambiance très confidentielle). Léo ne s’y ai jamais rendu et nous trouvons avec quelques difficultés, heureusement nous sommes partis suffisamment en
avance pour arriver ... juste à temps.
Sa maison n’est pas directement indiquée et c’est après l’avoir appelé qu’il nous attend avec son fils devant chez lui, sans quoi nous serions passé devant sans rien remarquer.
Il nous reçoit donc dans son Dojo privé, là où il recherche lui-même pour toujours s’améliorer, autant dire que c’est un endroit assez intime, cette impression est renforcé par l’étroitesse des
lieux. Enfin il doit y avoir 15 tatamis soit pour le Japon un par personne pour chuter et nous sommes dix alors ça vas!
Au départ il ne parle pas trop, il attend nos questions. Mieux vaux preciser que Kono Senseï n'enseigne plus aujourd'hui sauf lors de séminaires occasionnels où il conseil, comme
Hino senseï, fréquemment des athlètes, des joueurs de foot, de baseball…. En fait son étude est basé sur les même grands principes d’utilisation du corps de la manière la plus efficace et sans
force etc. Kono senseï a longtemps étudié l’aïkido alors forcément la compréhension de son travail est un peu plus facile. Attention, je ne parle qu’intellectuellement parce que pour réussir à
faire ce qu’il fait il faut ajouter une grosse dose d’entraînement à la compréhension.
Toujours est -il qu’au fur et à mesure que le temps passe et que nous l'interrogeons, il nous montre de plus en plus de chose, son shiko en suwariwaza est incroyable on dirait à le voir
qu’il est sur un tapis roulant; des techniques d’aïkido appliqué sur des saisies peu commune, son lancer de shuriken qu’il peut planter tout en se déplaçant à n’importe quelle distance. En clair
c’est un moment très enrichissant. Puis pour finir il nous offre le thé et des petits gâteaux très bons, nous avons encore le temps de lui poser pleins de questions.
En tout je crois que le cour devait être de 2 heures et nous avons dû rester au moins 3 heures et demi en la compagnie de Kono senseï. Il a même tenue à nous raccompagner jusqu’au pont prés de
chez lui, ça paraît insignifiant mais c’est par ce genre de petites attentions que l’on est parfois le plus touché, et le Japon c’est aussi ça. C’est amusant car même dans le commerce il existe
ce genre de petites attentions (on remplit le verre dés qu’il est vide, on propose toujours a manger avant la fin du service afin que le client ne soit pas déçu, j’ai même étais très surpris car
certains restaurant s’ils sont pleins vous proposent de vous rappeler sur votre mobil dés que les places sont libres si vous en connaissait un sur paris qui fait cela, à part les quatre étoiles
faites moi signe!) mais d’un côté il y a une prestation monétaire et quantifiable de l’autre lorsqu’un maître vous consacre du temps comme tous ceux que nous avons vu l’ont fait, qu’ils vous
invitent au restaurant, qu’il vous raccompagnent… la valeur de l’échange vous rend toujours redevable et ce n’est même pas quantifiable, pour autant c’est bien plus agréable car on entre dans un
échange très humain.
Au début c’était comme s’il voulait un peu voir nos motivations puis il s’est lui-même pris au jeu et nous a montré des tas de technique dont mon corps doit mieux se souvenir que ma tête. Il nous
montrait a chacun d’entre nous pour que tout le monde comprenne bien.
On ne se rend pas bien compte mais en tant que pratiquant d’arts martiaux et « professeur » à notre niveau, être invité par un maître chez lui, dans son dojo privé qui est une partie de sa maison, recevoir autant de techniques, être si bien accueilli c’est quelque chose d’impensable.
Nous avons vraiment eu beaucoup de chance et je compte bien renouveler l’expérience dés que possible!
Voici deux videos de Kono Senseï sur la deuxième vous pouvez voir son shikko vraiment incroyable!
Je suis allé au Japon pour la première fois en Avril dernier. Trois semaines au total. Je n'ai pas pris de notes sur les détails du
voyage (je le ferai la fois prochaine), ça ne m'a d'ailleurs même pas traverser la tête tellement j'étais absorbé par le rythme assez soutenu que nous avions!
En fait ce n'était pas à proprement parler un voyage à visé touristique mais un "Master Tour" que nous avons fait.
Nous sommes partis voir en tout cinq maîtres différents, cinq enseignements riches et subtils, cinq personnages passionnés ayant consacré leur vie aux arts martiaux et dotés d'une générosité
incroyable. Je vais essayer ici de décrire l'ambiance, les entraînements, les sensations que j'ai eue en parlant de chacun d'entre eux un à un. Je tiens à préciser que je n'opère pas ici une
classification dans leurs pratiques respectives car elles sont toutes riches et différentes comme je l'ai déjà dit ainsi je n'ai pas choisi un ordre de présentation particulier. .
Akira Hino Senseï
C'est le premier Senseï que nous avons rencontré en arrivant au Japon, le premier jour. J'avais déjà eu la chance de suivre son enseignement lors d'un stage à Herblay en Mars
dernier. C'est un maître renommé au Japon et beaucoup de gens viennent le voir pas seulement venant des arts martiaux mais également des danseurs, des athlètes... Il a commencé les arts martiaux
pour perfectionner son jeu de batterie car il est avant tout musicien. Physiquement il n'est pas impressionnant, il doit mesurer dans les 1m65 et peser peut être 50 kilos, ce n'est absolument pas
un problème car sa pratique ne repose pas sur l'utilisation de la force mais sur celle de la souplesse et du relâchement. Il travail aussi sur l'intention, pour réussir à réagir avant que
l'attaque ne soit développée. C'est intéressant mais difficile.
Nous sommes d'abord allé le voir dans une salle à Osaka où il donne un cours le Lundi soir dans une petite salle de théâtre située en sous sol d'un immeuble. Là nous avons pu pratiquer avec ses
élèves c'était un moment agréable et enrichissant. Il y avait parmi eux un pratiquant de combat libre, un 5éme dan de Karaté Shotokan, un militaire et bien d'autre personnes venus de tous
horizon. Car Hino Senseï enseigne de manière ouverte et ne s'appuie sur aucune "forme type", je vais le citer pour être plus clair :
"La difficulté est que parmi les gens qui viennent étudier avec moi il y en a beaucoup qui arrivent avec des objectifs très divers. Ils cherchent à étudier des
principes qu'ils pourront utiliser dans la danse, le Kick-boxing, le combat libre ou d'autres arts martiaux.
Si on pratique les katas il faut le faire scrupuleusement pour que cela ait un sens. Il est plus simple pour moi de leur enseigner le mécanisme d'utilisation du corps avant d'enseigner le kata à
ceux qui approfondiront leur pratique. Au départ j'enseigne donc surtout les principes qui sont ensuite pratiqués sous forme de katas par les anciens." ceci est extrait de l'interview mise en
lien sur tsubakijournal et publié dans le magazine Dragon par Léo Tamaki.
Ainsi son enseignement vise avant tout à changer l'utilisation de
notre corps en travaillant des principes trop souvent méconnus et pourtant essentiels si l'on veut pratiquer "souplement et relâché".
Puis le jour suivant nous sommes partis au Hino Budo Isntitute dans les montagnes de Wakayama, c'est son dojo et sa maison. Il a lui même tout construit avec l'aide de quelques ushi deshi au
départ pour au final se retrouver à deux, lui et sa femme. C'est une grande maison en forme octogonale, avec une pièce centrale qui sert de dojo, des tatamis sont mis de côtés prés à être
utilisés. Autour de la pièce centrale et sur deux étages dans chaque angle de l'octogone se trouve une chambre, un studio de répétition, une cuisine, des bains japonais traditionnels,au total 16
pièces assez spacieuses de surcroît. Il en a eu pour dix ans à le finir et quand on voit le résultat on se dit que ça vaut la peine d'être patient!! L'intérieur est en bois importé en grande
partie des États Unis par bateau. C'est très joli, ajouté au calme des montagnes, l'intérieur en bois confère au lieu une grande sérénité.
Nous devions rejoindre Hino Senseï au dojo mais comme il s'agit d'un endroit isolé il n'y a que deux bus par jour.... alors nos chemin se sont croisés à la gare routière. Le voir sur un tatami et
à l'extérieur ne change pas vraiment son attitude reste toujours décontracté, souriante tout en étant toujours présente.
Dés notre arrivée nous sommes allés nous changer puis avons commencer l'entraînement, en keikogi. Comme nous sommes tous pratiquants d'arts martiaux son cour était accès sur la pratique martiale
et l'utilisation du corps dans les arts martiaux. Ensuite nous sommes passé à table pour déguster une repas traditionnel familial typique japonais très gentiment concocté par sa Mme Hino. Là nous
discutons un peu, nous lui posons des questions sur son travail que Léo ou Isseï traduisent pour nous. Il nous explique qu'avant d'arriver là où il en est aujourd'hui il s'est énormément entraîné
(souvent plus de 12 heures par jour!). Après le repas nous reprenons l'entraînement en tenue de ville, assez inhabituel mais très agréable!
Nous avons passé deux jour en sa compagnie cela fût vraiment une expérience très enrichissante. Je suis pratiquant d'aïkido à l'origine mais même si ce que fait Hino Senseï n'est pas de l'aïkido,
les principes qu'il utilise en sont très proches, du moins de la vision que j'ai de l'efficacité dans les arts martiaux de type Ju (souple). Cependant si je dois citer ce qui m'as le plus marqué
chez Hino Senseï c'est son travail sur l'intention lorsqu'il vous fixe dans les yeux il se passe quelque chose d'assez spécial. Il arrive à déterminer dés le départ l'intention de celui qui
l'attaque, attention c'est ce que j'en ai compris pas l'explication officielle, il est attentif au moindre sourcillement ou mouvement et réagi dés le départ. C'est le point qui m'as le plus
marqué mais l'ensemble de son travail est très intéressant. En l'observant on s'aperçoit vite que c'est quelqu'un qui a beaucoup combattu.
Le voyage a donc très bien commencé.
Voici un quelques liens pour expliquer mes propos en images.
- link 1
- link 2
- link 3
Je tiens à préciser que les exercices où on le voit déséquilibrer quelqu'un avec le regard ne sont qu'un entraînement sur la concentration et le potentiel du regard. C'est à dire qu'il ne s'agit pas de juste fixer n'importe qui dans la rue pour le faire chuter, ce n'est pas de la magie. Mais Hino Senseï comme je l'expliquai plus haut à une capacité lorsqu'il vous fixe droit dans les yeux quasi "magnétique" et il arrive à vous "immobiliser" si je puis me permettre. En agissant de la sorte il vous enlève un cours temps de réaction, infime, quelques centiémes de seconde mais c'est déjà trop. C'est ce qu'il démontre ici. Donc ne vous méprenez pas sur les qualités d'un grand senseï qui n'est absolument pas un charlatant comme il en existe malheureusement beaucoup. Enfin les autres vidéos devraient suffire à vous convaincre.