BIENVENUE SUR LE SITE DU CLUB D'AIKIDO ECJ ARGENTEUIL 95.
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L'Aïkido
Un art martial d'auto défense
A première vue l'aïkido est un art martial d'auto-défense qui consiste à se servir de l'attaque de l'adversaire à ses dépends pour pouvoir retourner son geste contre lui même et ainsi
le contrôler sans douleur (ou presque selon les cas...). Pour ce faire nous apprenons un large éventail de techniques sur différentes attaques à main nues ou aux armes. Cela doit se faire en
souplesse sans jamais forcer sinon on se heurte à la force de l'adversaire et cela devient un simple combat de rue.
Un art bon pour la santé mentale et physique
Lorsqu'il est pratiqué correctement l'aïkido permet de relâcher les tensions accumulées au long de la journée, de se dépenser en aidant à se détendre et pas a se contracter comme lors
d'un combat de boxe par exemple. Il permet d'améliorer la condition physique en aprenant à respirer naturellement sans s'essouffler. Il peut aussi aider les gens qui ont des problémes de dos, par
exemple, en apprenant à se tenir bien droit tout en étant relaché ou par ses nombreux déplacements circulaire qui assouplissent la colonne vertébrale.
Petit à petit nous aprenons à maitriser notre corps, nos réactions et par la même notre mental car l'un ne vas pas sans l'autre. Ainsi il permet de faire face aux ennuis de la vie
quotidienne en aprenant le contrôle de soi.
L'étiquette ou reïshiki
L'étiquette permet d'enseigner aux jeunes comme aux plus âgés le respect de soi et des autres en mettant des régles à l'intérieur du dojo qui permettent de structurer la pensée de
maniére ordonnée car pour qu'un dojo fonctionne bien chacun doit y mettre du sien. Nous aprenons à faire les choses comme il se doit dans une atmosphére de détente et respectueuse.
Un Art accessible à tous
Il n'y a pas de limite d'âge pour la pratique, de 7 à 77 ans l'aïkido peut se pratiquer sans heurt et sans danger si il est correctement enseigné. Il y a même de nos jours un certain
nombre de personnes aux handicapes légers qui se sont lancés dans cette discipline.
Nous partons en train puis en bus, et à pieds, pour nous rendre dans la banlieue où vit Kono Senseï. Léo nous a informé qu’il nous reçoit chez lui dans son dojo privé (que j’ai déjà vu en
vidéo et qui n’est pas très grand, ambiance très confidentielle). Léo ne s’y ai jamais rendu et nous trouvons avec quelques difficultés, heureusement nous sommes partis suffisamment en
avance pour arriver ... juste à temps.
Sa maison n’est pas directement indiquée et c’est après l’avoir appelé qu’il nous attend avec son fils devant chez lui, sans quoi nous serions passé devant sans rien remarquer.
Il nous reçoit donc dans son Dojo privé, là où il recherche lui-même pour toujours s’améliorer, autant dire que c’est un endroit assez intime, cette impression est renforcé par l’étroitesse des
lieux. Enfin il doit y avoir 15 tatamis soit pour le Japon un par personne pour chuter et nous sommes dix alors ça vas!
Au départ il ne parle pas trop, il attend nos questions. Mieux vaux preciser que Kono Senseï n'enseigne plus aujourd'hui sauf lors de séminaires occasionnels où il conseil, comme
Hino senseï, fréquemment des athlètes, des joueurs de foot, de baseball…. En fait son étude est basé sur les même grands principes d’utilisation du corps de la manière la plus efficace et sans
force etc. Kono senseï a longtemps étudié l’aïkido alors forcément la compréhension de son travail est un peu plus facile. Attention, je ne parle qu’intellectuellement parce que pour réussir à
faire ce qu’il fait il faut ajouter une grosse dose d’entraînement à la compréhension.
Toujours est -il qu’au fur et à mesure que le temps passe et que nous l'interrogeons, il nous montre de plus en plus de chose, son shiko en suwariwaza est incroyable on dirait à le voir
qu’il est sur un tapis roulant; des techniques d’aïkido appliqué sur des saisies peu commune, son lancer de shuriken qu’il peut planter tout en se déplaçant à n’importe quelle distance. En clair
c’est un moment très enrichissant. Puis pour finir il nous offre le thé et des petits gâteaux très bons, nous avons encore le temps de lui poser pleins de questions.
En tout je crois que le cour devait être de 2 heures et nous avons dû rester au moins 3 heures et demi en la compagnie de Kono senseï. Il a même tenue à nous raccompagner jusqu’au pont prés de
chez lui, ça paraît insignifiant mais c’est par ce genre de petites attentions que l’on est parfois le plus touché, et le Japon c’est aussi ça. C’est amusant car même dans le commerce il existe
ce genre de petites attentions (on remplit le verre dés qu’il est vide, on propose toujours a manger avant la fin du service afin que le client ne soit pas déçu, j’ai même étais très surpris car
certains restaurant s’ils sont pleins vous proposent de vous rappeler sur votre mobil dés que les places sont libres si vous en connaissait un sur paris qui fait cela, à part les quatre étoiles
faites moi signe!) mais d’un côté il y a une prestation monétaire et quantifiable de l’autre lorsqu’un maître vous consacre du temps comme tous ceux que nous avons vu l’ont fait, qu’ils vous
invitent au restaurant, qu’il vous raccompagnent… la valeur de l’échange vous rend toujours redevable et ce n’est même pas quantifiable, pour autant c’est bien plus agréable car on entre dans un
échange très humain.
Au début c’était comme s’il voulait un peu voir nos motivations puis il s’est lui-même pris au jeu et nous a montré des tas de technique dont mon corps doit mieux se souvenir que ma tête. Il nous
montrait a chacun d’entre nous pour que tout le monde comprenne bien.
On ne se rend pas bien compte mais en tant que pratiquant d’arts martiaux et « professeur » à notre niveau, être invité par un maître chez lui, dans son dojo privé qui est une partie de sa maison, recevoir autant de techniques, être si bien accueilli c’est quelque chose d’impensable.
Nous avons vraiment eu beaucoup de chance et je compte bien renouveler l’expérience dés que possible!
-link 2
-link 3 sur celle ci vous pouvez voir son shikko vraiment incroyable!
Je suis allé au Japon pour la première fois en Avril dernier. Trois semaines au total. Je n'ai pas pris de notes sur les détails du
voyage (je le ferai la fois prochaine), ça ne m'a d'ailleurs même pas traverser la tête tellement j'étais absorbé par le rythme assez soutenu que nous avions!
En fait ce n'était pas à proprement parler un voyage à visé touristique mais un "Master Tour" que nous avons fait.
Nous sommes partis voir en tout cinq maîtres différents, cinq enseignements riches et subtils, cinq personnages passionnés ayant consacré leur vie aux arts martiaux et dotés d'une générosité
incroyable. Je vais essayer ici de décrire l'ambiance, les entraînements, les sensations que j'ai eue en parlant de chacun d'entre eux un à un. Je tiens à préciser que je n'opère pas ici une
classification dans leurs pratiques respectives car elles sont toutes riches et différentes comme je l'ai déjà dit ainsi je n'ai pas choisi un ordre de présentation particulier. .
Akira Hino Senseï
C'est le premier Senseï que nous avons rencontré en arrivant au Japon, le premier jour. J'avais déjà eu la chance de suivre son enseignement lors d'un stage à Herblay en Mars
dernier. C'est un maître renommé au Japon et beaucoup de gens viennent le voir pas seulement venant des arts martiaux mais également des danseurs, des athlètes... Il a commencé les arts martiaux
pour perfectionner son jeu de batterie car il est avant tout musicien. Physiquement il n'est pas impressionnant, il doit mesurer dans les 1m65 et peser peut être 50 kilos, ce n'est absolument pas
un problème car sa pratique ne repose pas sur l'utilisation de la force mais sur celle de la souplesse et du relâchement. Il travail aussi sur l'intention, pour réussir à réagir avant que
l'attaque ne soit développée. C'est intéressant mais difficile.
Nous sommes d'abord allé le voir dans une salle à Osaka où il donne un cours le Lundi soir dans une petite salle de théâtre située en sous sol d'un immeuble. Là nous avons pu pratiquer avec ses
élèves c'était un moment agréable et enrichissant. Il y avait parmi eux un pratiquant de combat libre, un 5éme dan de Karaté Shotokan, un militaire et bien d'autre personnes venus de tous
horizon. Car Hino Senseï enseigne de manière ouverte et ne s'appuie sur aucune "forme type", je vais le citer pour être plus clair :
"La difficulté est que parmi les gens qui viennent étudier avec moi il y en a beaucoup qui arrivent avec des objectifs très divers. Ils cherchent à étudier des
principes qu'ils pourront utiliser dans la danse, le Kick-boxing, le combat libre ou d'autres arts martiaux.
Si on pratique les katas il faut le faire scrupuleusement pour que cela ait un sens. Il est plus simple pour moi de leur enseigner le mécanisme d'utilisation du corps avant d'enseigner le kata à
ceux qui approfondiront leur pratique. Au départ j'enseigne donc surtout les principes qui sont ensuite pratiqués sous forme de katas par les anciens." ceci est extrait de l'interview mise en
lien sur tsubakijournal et publié dans le magazine Dragon par Léo Tamaki.
Ainsi son enseignement vise avant tout à changer l'utilisation de
notre corps en travaillant des principes trop souvent méconnus et pourtant essentiels si l'on veut pratiquer "souplement et relâché".
Puis le jour suivant nous sommes partis au Hino Budo Isntitute dans les montagnes de Wakayama, c'est son dojo et sa maison. Il a lui même tout construit avec l'aide de quelques ushi deshi au
départ pour au final se retrouver à deux, lui et sa femme. C'est une grande maison en forme octogonale, avec une pièce centrale qui sert de dojo, des tatamis sont mis de côtés prés à être
utilisés. Autour de la pièce centrale et sur deux étages dans chaque angle de l'octogone se trouve une chambre, un studio de répétition, une cuisine, des bains japonais traditionnels,au total 16
pièces assez spacieuses de surcroît. Il en a eu pour dix ans à le finir et quand on voit le résultat on se dit que ça vaut la peine d'être patient!! L'intérieur est en bois importé en grande
partie des États Unis par bateau. C'est très joli, ajouté au calme des montagnes, l'intérieur en bois confère au lieu une grande sérénité.
Nous devions rejoindre Hino Senseï au dojo mais comme il s'agit d'un endroit isolé il n'y a que deux bus par jour.... alors nos chemin se sont croisés à la gare routière. Le voir sur un tatami et
à l'extérieur ne change pas vraiment son attitude reste toujours décontracté, souriante tout en étant toujours présente.
Dés notre arrivée nous sommes allés nous changer puis avons commencer l'entraînement, en keikogi. Comme nous sommes tous pratiquants d'arts martiaux son cour était accès sur la pratique martiale
et l'utilisation du corps dans les arts martiaux. Ensuite nous sommes passé à table pour déguster une repas traditionnel familial typique japonais très gentiment concocté par sa Mme Hino. Là nous
discutons un peu, nous lui posons des questions sur son travail que Léo ou Isseï traduisent pour nous. Il nous explique qu'avant d'arriver là où il en est aujourd'hui il s'est énormément entraîné
(souvent plus de 12 heures par jour!). Après le repas nous reprenons l'entraînement en tenue de ville, assez inhabituel mais très agréable!
Nous avons passé deux jour en sa compagnie cela fût vraiment une expérience très enrichissante. Je suis pratiquant d'aïkido à l'origine mais même si ce que fait Hino Senseï n'est pas de l'aïkido,
les principes qu'il utilise en sont très proches, du moins de la vision que j'ai de l'efficacité dans les arts martiaux de type Ju (souple). Cependant si je dois citer ce qui m'as le plus marqué
chez Hino Senseï c'est son travail sur l'intention lorsqu'il vous fixe dans les yeux il se passe quelque chose d'assez spécial. Il arrive à déterminer dés le départ l'intention de celui qui
l'attaque, attention c'est ce que j'en ai compris pas l'explication officielle, il est attentif au moindre sourcillement ou mouvement et réagi dés le départ. C'est le point qui m'as le plus
marqué mais l'ensemble de son travail est très intéressant. En l'observant on s'aperçoit vite que c'est quelqu'un qui a beaucoup combattu.
Le voyage a donc très bien commencé.
Voici un quelques liens pour expliquer mes propos en images.
- link 1
- link 2
- link 3
Je tiens à préciser que les exercices où on le voit déséquilibrer quelqu'un avec le regard ne sont qu'un entraînement sur la concentration et le potentiel du regard. C'est à dire qu'il ne s'agit pas de juste fixer n'importe qui dans la rue pour le faire chuter, ce n'est pas de la magie. Mais Hino Senseï comme je l'expliquai plus haut à une capacité lorsqu'il vous fixe droit dans les yeux quasi "magnétique" et il arrive à vous "immobiliser" si je puis me permettre. En agissant de la sorte il vous enlève un cours temps de réaction, infime, quelques centiémes de seconde mais c'est déjà trop. C'est ce qu'il démontre ici. Donc ne vous méprenez pas sur les qualités d'un grand senseï qui n'est absolument pas un charlatant comme il en existe malheureusement beaucoup. Enfin les autres vidéos devraient suffire à vous convaincre.
Dans le précédent article j'ai parlé des passages de grades et je me suis aperçu que je ne les avais toujours pas mis en ligne voilà qui est fait!
1erKYU.doc
2-meKYU.doc
3-meKYU.doc
4-meKYU.doc
5-meKYU.doc
6-meKYU.doc
Et voici un lien sur quelques passages de grades allant du 4ème dan aïkikaï au 2ème dan fédéral → link
Mon expérience personnelle
Quand j'ai débuté l'aïkido j'ai pratiqué deux ans sans passer de grade (je ne suis pas un bon exemple) sûrement parce que j'étais jeune et que les examens me rebutaient, peut être un
peu parce que mon professeur de l'époque ne me poussait pas particulièrement dans ce sens. Bref ce n'est que la troisième année après une coupure d'un an et demie, je venais de reprendre l'aïkido
avec le professeur que je suit toujours à l'heure actuelle (Tamaki Léo, voir son journal des arts martiaux et de la culture japonaise link et son blog
link), que j'ai commencé à
passer mes grades. Comme je pratiquais assez intensément à cette période (j'étais encore étudiant!) à raison parfois de 20h par semaine j'ai pu évoluer assez rapidement.
A quoi cela sert-il?
Passer des grades en aïkido n'est pas obligatoire et n'est ni une fin en soi.
Beaucoup de pratiquants débutants redoutent cette étape et bien souvent il est nécessaire de les motiver pour le faire. Personnellement je n'appréciais pas trop les examens non plus mais cela
c'est avéré indispensable si je voulais pouvoir enseigner un jour à mon tour. Sans aller jusqu'à l'enseignement passer des grades permet de se situer dans sa pratique et même si ce n'est pas
indispensable (je connais des pratiquants qui n'ont pas passer de grades même après plusieurs années d'entraînement et cela n'enlève en rien la qualité des connaissances qu'ils ont acquises), je
pense désormais que c'est une bonne chose pour plusieurs raisons.
D'une part comme je l'ai déjà dit cela permet de voir où l'on en est dans sa pratique, mais c'est aussi un moyen pour apprendre (surtout pour les débutants) le nom des techniques et les associer
à des mouvements précis, de plus se retrouver dans les conditions de l'examen apprend à gérer le stress et à rester concentré malgré les circonstances.
C'est peut être ce dernier point le plus essentiel car un des buts principaux d'une pratique martiale est le contrôle de soi et passer un grade permet dans une moindre mesure de tester cette
aptitude. Bien entendu il ne s'agit pas d'un combat "de rue" surtout en aïkido où la pratique est très codifiée pour les examens du moins. Néanmoins cela me semble être une bonne préparation.
Voici la video de mon passage Nidan Fédéral.
Réussir ou échouer?
Que l'on échoue ou que l'on réussisse ne doit pas créer de conséquences sur notre pratique. Il faut considérer cela comme une étape et voir dans tous les cas ce que l'on aurait pu améliorer. Il
faut surtout se garder de penser que l'on est "bon" parce que l'on a réussi et "mauvais" parce que l'on a échoué.
Il y aura cours en Juillet à Herblay les lundi et jeudi De 19H00 à 21H15. Au Dojo régional d'herblay. Ces cours sont payants à raison de 30 euros le mois ou 5 euros par cours.
Pour Ceux que je ne reverrai pas avant la rentrée je vous souhaite de trés bonnes vacances et vous attend frais et dispo à votre
retour:)!
Julien.
Généralités
Les rapports entre aikido et médecine sont très variés mais restent toujours étroits. Si l'on observe notre pratique :
1) Nous apprenons à contrôler notre respiration dès le début du cours dans la phase de préparation et à travers les techniques, et particulièrement à travers les KOKYU (KO = expirer KYU = inspirer). Cette respiration profonde stimule la circulation énergétique et sanguine, et ce, dans certains muscles profonds trop souvent inemployés en temps normal.
2) Une pratique régulière apporte une amélioration de la souplesse des articulations et de la colonne vertébrale. Il est à rappeller que certains médecins appellent la colonne vertébrale "l'arbre de vie".
3) La pratique de l'aïkido nous apporte la coordination gestuelle et la perception de notre corps dans 1'espace. Ceci est très important car cela permet de préserver notre corps des traumatismes et du vieillissement prématuré. (De là à dire que l'aïkido empêche de vieillir !).
- traumatismes : Chacun sait qu'il n'y a pas de coup porté en aïkido, contrairement au karaté ou à la boxe par exemple. Il n'y a pas arrêt mais souvent déviation avec des effets centripètes ou centrifuges.Il n'y a pas chute brutale, mais chute arrondie, "voulue" et "non subie".
- vieillissement : raideur des articulations et fragilité des os, des tendons. L'aïkido retarde le plus longtemps possible cette raideur.4) La pratique de l'aïkido apporte enfin une force mentale par le biais de ce fameux KI vers le HARA et à partir du HARA. Cette force vitale très difficile à localiser et à maitriser est indispensable à une bonne pratique de l'aïkido surtout à haut niveau. De plus, mentalement, l'aïkido est un sport sain. On ne cherche pas la destruction de 1'autre (comme la self-defense), ni la division, mais 1'union. On dira que 1'aikidoka doit avoir une pensée positive dans sa tête, et non négative
Aspects physiologiques bénéfiques
1) L'aïkido fait travailler de très nombreux groupes musculaires (il y en a 500 dans le corps humain, et ils représentent la moitié du poids du corps humain), avec un équilibre droite/gauche quasiment parfait.
a) Tronc :
Par un perpétuel changement de posture et une recherche d'assise permanente, 1'aikidoka peut être assimilé à une pyramide pendant les phases de repos et à une toupie pendant les phases d'action.b) La ceinture scapulaire et les membres supérieurs :
Le travail musculaire des membres supérieurs se fait surtout par extension avec 1'image type du sabre que l'on élève suivi d'un abaissement actif. Mais également toutes les extensions déclenchées par la technique de l'adversaire (penser à SHIHO NAGE).c) La ceinture pelvienne et les membres inférieurs :
Par les fréquents changements de niveau (debout - sol) et le déplacement à genoux typique de 1'aikido (SHIKKO). Il y a également le retour à la position debout avec les "extenseurs" de la hanche (grand fessier et ischio-jambier), du genou (quadriceps crural) et les "fléchisseurs" du pied (triceps sural).2) L'aïkido fait travailler les métabolismes énergétiques et cardio-vasculaires (3 exemples)
a) La VO2max (volume d'air circulant dans le corps, en millilitre/minute/Kg de masse) : Après trois ans de pratique avec un entraînement de deux séances par semaine (deux fois 1 h 30), la VO2 max est chez I'aïkidoka de 52 ml/mn/Kg. La valeur moyenne de la population française se situe entre 35 et 45 ml/mn/Kg.
b) La fréquence cardiaque
- Lors d'un cours standard pour pratiquants moyens, les fréquences oscillent entre 120 et 150 battements /minute.
- Lors d'un stage intensif, la fréquence est de 161 battements /minute. L'aïkidoka est à 83 % de la fréquence cardiaque maximale théorique (la fréquence cardiaque maximale = 220 - âge). La fréquence cardiaque au repos est de 75 battements /minute.c) La force. C'est délicat à quantifier mais elle s'exprime par 1'utilisation optimale de qualités énergétiques disponibles en accord avec une respiration adéquate.
3) L'aïkido a une incidence favorable sur le psychisme : la situation "exotique" de sa pratique (habillement, terminologie, lieu, rituel) provoque une coupure franche par rapport à la vie quotidienne. Beaucoup y trouvent un exutoire aux stress quotidiens et considèrent que la pratique régulière apporte un nouvel équilibre psychologique.
Les contre-indications
Comme pour toute activité sportive, il y a des contre-indications absolues (ex : cardiomyopathie, anévrisme, insuffisance respiratoire majeure ...), et certaines affections prêtant a discussion, telles que:
1) L'asthme L'asthme pose problème dans les sports où il y a des périodes d'apnée pouvant déclencher des crises. Cette situation ne se retrouve pas en aikido ou très peu. Il reste le problème des tapis empoussiérés.
2) L'hypertension artérielle Des mesures montrent qu'une pratique intensive de l'aïkido ne provoque pas d'élévation importante de la pression artérielle surtout par la diastolique (de 12,50/7,85 on monte à 14,5/8).
3) La spasmophilie Des pratiquants ont arrêté l'entraîmement par spasmophilie, mais rien ne le justifie sur le plan médical. Ce fait se retrouve surtout chez les femmes jeunes et débutantes, peu motivées et qui se laissent facilement décourager.
4) Les problèmes rachidiens : tassements discaux, lombalgies, cervicalgies, sciatiques etc. Le travail en charge en aikido est rare. De plus, on peut compenser par des chutes en souplesse et sans projection. Des pratiquants ont signalé la disparition de leurs douleurs en découvrant un nouveau mode de travail et en corrigeant leurs positions.
5) Le diabète Contre-indication à la boxe et au karaté car liés aux risques oculaires, mais non à l'aïkido car il n'y a pas de coup porté aux yeux.
6) L'épilepsie: comme pour tous les sports, il faut éviter les coups violents qui déclenchent les crises. En aïkido, il faut faire des chutes amorties. De plus l'épileptique est dans un environnement favorable (tapis et pas d'obstacle).
L'aïkido, une discipline idéale?
Bien sûr, cette question est sans appel si on interroge la plupart des anciens pratiquants. Il faut modérer ce propos en disant que bien entendu il y a des accidents traumatiques (voir enquêtes de 1984 sur 200 pratiquants), mais pour la médecine, les contre-indications sont limitées; l'âge moyen du pratiquant est élevé par rapport aux autres arts martiaux et les avantages psychologiques de cette discipline sont considérables avec une possibilité de s'améliorer jusqu'à la fin de sa vie (Morihei UESHIBA a pratiqué jusqu'a 86 ans). "
Si nous parlons d'un âge limitatif oui disons 10ans pour les enfants car sa pratique nécessite une compréhension globale et une attention que l'on ne possède pas toujours avant cet âge.
En revanche concernant quelqu'un d'un âge avancé non il n'y pas de limite car chacun pratique à son rythme et en fonction de ses capacités. La preuve en est que tous les grands maitres sont
en général des personnes plutôt âgées qui ne cessent de nous surprendre par leurs capacités extraordinaires. C'est d'ailleurs là un des intérêts principaux de l'Aïkido, le fait qu'il
conserve et prolonge la santé si on le pratique correctement.
Excepté un gros handicap physique rien n'empêche de venir pratiquer. Il ya bien un senseï qui pratique avec une prothése au genou! Cela nécessite bien entendu d'adapter sa
pratique aux contraintes qui sont imposées mais il en va de même pour tous car l'entrainement ne sera pas le même si l'on pratique bien au chaud au dojo sur des tatamis somme toute fort
confortable ou en extérieur sur un sol un peu rigide...Au final en Aïkido on apprend avant à s'adapter à n'importe quelle situation alors n'hésitez pas à vous lancer.