Samedi 9 août 2008 6 09 /08 /2008 00:17

Kono Yoshinori Senseï

 


Nous partons en train puis en bus, et à pieds,  pour nous rendre dans la banlieue où vit Kono Senseï. Léo nous a informé qu’il nous reçoit chez lui dans son dojo privé (que j’ai déjà vu en vidéo et qui n’est pas très grand, ambiance très confidentielle). Léo ne s’y ai jamais rendu et nous trouvons avec quelques difficultés, heureusement nous sommes partis suffisamment en avance pour arriver ... juste à temps.

Sa maison n’est pas directement indiquée et c’est après l’avoir appelé qu’il nous attend avec son fils devant chez lui, sans quoi nous serions passé devant sans rien remarquer.

Il nous reçoit donc dans son Dojo privé, là où il recherche lui-même pour toujours s’améliorer, autant dire que c’est un endroit assez intime, cette impression est renforcé par l’étroitesse des lieux. Enfin il doit y avoir 15 tatamis soit pour le Japon un par personne pour chuter et nous sommes dix alors ça vas!


Au départ il ne parle pas trop, il attend nos questions. Mieux vaux preciser que Kono Senseï n'enseigne plus aujourd'hui sauf lors de séminaires occasionnels où il conseil, comme Hino senseï, fréquemment des athlètes, des joueurs de foot, de baseball…. En fait son étude est basé sur les même grands principes d’utilisation du corps de la manière la plus efficace et sans force etc. Kono senseï a longtemps étudié l’aïkido alors forcément la compréhension de son travail est un peu plus facile. Attention, je ne parle qu’intellectuellement parce que pour réussir à faire ce qu’il fait il faut ajouter une grosse dose d’entraînement à la compréhension.



Toujours est -il qu’au fur et à mesure que le temps passe et que nous l'interrogeons, il nous montre de plus en plus de chose, son shiko en suwariwaza est incroyable on dirait à le voir qu’il est sur un tapis roulant; des techniques d’aïkido appliqué sur des saisies peu commune, son lancer de shuriken qu’il peut planter tout en se déplaçant à n’importe quelle distance. En clair c’est un moment très enrichissant. Puis pour finir il nous offre le thé et des petits gâteaux très bons, nous avons encore le temps de lui poser pleins de questions.



En tout je crois que le cour devait être de 2 heures et nous avons dû rester au moins 3 heures et demi en la compagnie de Kono senseï. Il a même tenue à nous raccompagner jusqu’au pont prés de chez lui, ça paraît insignifiant mais c’est par ce genre de petites attentions que l’on est parfois le plus touché, et le Japon c’est aussi ça. C’est amusant car même dans le commerce il existe ce genre de petites attentions (on remplit le verre dés qu’il est vide, on propose toujours a manger avant la fin du service afin que le client ne soit pas déçu, j’ai même étais très surpris car certains restaurant s’ils sont pleins vous proposent de vous rappeler sur votre mobil dés que les places sont libres si vous en connaissait un sur paris qui fait cela, à part les quatre étoiles faites moi signe!) mais d’un côté il y a une prestation monétaire et quantifiable de l’autre lorsqu’un maître vous consacre du temps comme tous ceux que nous avons vu l’ont fait, qu’ils vous invitent au restaurant, qu’il vous raccompagnent… la valeur de l’échange vous rend toujours redevable et ce n’est même pas quantifiable, pour autant c’est bien plus agréable car on entre dans un échange très humain.

                
Au début c’était comme s’il voulait un peu voir nos motivations puis il s’est lui-même pris au jeu et nous a montré des tas de technique dont mon corps doit mieux se souvenir que ma tête. Il nous montrait a chacun d’entre nous pour que tout le monde comprenne bien.

On ne se rend pas bien compte mais en tant que pratiquant d’arts martiaux et « professeur » à notre niveau, être invité par un maître chez lui, dans son dojo privé qui est une partie de sa maison, recevoir autant de techniques, être si bien accueilli c’est quelque chose d’impensable.

Nous avons vraiment eu beaucoup de chance et je compte bien renouveler l’expérience dés que possible!


Voici deux videos de Kono Senseï  sur la deuxième vous pouvez voir son shikko vraiment incroyable!

 

 

 

 

Par julien coup - Publié dans : Master Tour
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /2008 18:42

     

           Je suis allé au Japon pour la première fois en Avril dernier. Trois semaines au total. Je n'ai pas pris de notes sur les détails du voyage (je le ferai la fois prochaine), ça ne m'a d'ailleurs même pas traverser la tête tellement j'étais absorbé par le rythme assez soutenu que nous avions!
En fait ce n'était pas à proprement parler un voyage à visé touristique mais un "Master Tour" que nous avons fait.
Nous sommes partis voir en tout cinq maîtres différents, cinq enseignements riches et subtils, cinq personnages passionnés ayant consacré leur vie aux arts martiaux et dotés d'une générosité incroyable. Je vais essayer ici de décrire l'ambiance, les entraînements, les sensations que j'ai eue en parlant de chacun d'entre eux un à un. Je tiens à préciser que je n'opère pas ici une classification dans leurs pratiques respectives car elles sont toutes riches et différentes comme je l'ai déjà dit ainsi je n'ai pas choisi un ordre de présentation particulier. .

Akira Hino Senseï

C'est le premier Senseï que nous avons rencontré en arrivant au Japon, le premier jour. J'avais déjà eu la chance de suivre son enseignement lors d'un stage à Herblay en Mars dernier. C'est un maître renommé au Japon et beaucoup de gens viennent le voir pas seulement venant des arts martiaux mais également des danseurs, des athlètes... Il a commencé les arts martiaux pour perfectionner son jeu de batterie car il est avant tout musicien. Physiquement il n'est pas impressionnant, il doit mesurer dans les 1m65 et peser peut être 50 kilos, ce n'est absolument pas un problème car sa pratique ne repose pas sur l'utilisation de la force mais sur celle de la souplesse et du relâchement. Il travail aussi sur l'intention, pour réussir à réagir avant que l'attaque ne soit développée. C'est intéressant mais difficile.



Nous sommes d'abord allé le voir dans une salle à Osaka où il donne un cours le Lundi soir dans une petite salle de théâtre située en sous sol d'un immeuble. Là nous avons pu pratiquer avec ses élèves c'était un moment agréable et enrichissant. Il y avait parmi eux un pratiquant de combat libre, un 5éme dan de Karaté Shotokan, un militaire et bien d'autre personnes venus de tous horizon. Car Hino Senseï enseigne de manière ouverte et ne s'appuie sur aucune "forme type", je vais le citer pour être plus clair :
"La difficulté est que parmi les gens qui viennent étudier avec moi il y en a beaucoup qui arrivent avec des objectifs très divers. Ils cherchent à étudier des principes qu'ils pourront utiliser dans la danse, le Kick-boxing, le combat libre ou d'autres arts martiaux.
Si on pratique les katas il faut le faire scrupuleusement pour que cela ait un sens. Il est plus simple pour moi de leur enseigner le mécanisme d'utilisation du corps avant d'enseigner le kata à ceux qui approfondiront leur pratique. Au départ j'enseigne donc surtout les principes qui sont ensuite pratiqués sous forme de katas par les anciens." ceci est extrait de l'interview mise en lien sur tsubakijournal et publié dans le magazine Dragon par Léo Tamaki.

Ainsi son enseignement vise avant tout à changer l'utilisation de notre corps en travaillant des principes trop souvent méconnus et pourtant essentiels si l'on veut pratiquer "souplement et relâché".

Puis le jour suivant nous sommes partis au Hino Budo Isntitute dans les montagnes de Wakayama, c'est son dojo et sa maison. Il a lui même tout construit avec l'aide de quelques ushi deshi au départ pour au final se retrouver à deux, lui et sa femme. C'est une grande maison en forme octogonale, avec une pièce centrale qui sert de dojo, des tatamis sont mis de côtés prés à être utilisés. Autour de la pièce centrale et sur deux étages dans chaque angle de l'octogone se trouve une chambre, un studio de répétition, une cuisine, des bains japonais traditionnels,au total 16 pièces assez spacieuses de surcroît. Il en a eu pour dix ans à le finir et quand on voit le résultat on se dit que ça vaut la peine d'être patient!! L'intérieur est en bois importé en grande partie des États Unis par bateau. C'est très joli, ajouté au calme des montagnes, l'intérieur en bois confère au lieu une grande sérénité.

Nous devions rejoindre Hino Senseï au dojo mais comme il s'agit d'un endroit isolé il n'y a que deux bus par jour.... alors nos chemin se sont croisés à la gare routière. Le voir sur un tatami et à l'extérieur ne change pas vraiment son attitude reste toujours décontracté, souriante tout en étant toujours présente.

Dés notre arrivée nous sommes allés nous changer puis avons commencer l'entraînement, en keikogi. Comme nous sommes tous pratiquants d'arts martiaux son cour était accès sur la pratique martiale et l'utilisation du corps dans les arts martiaux. Ensuite nous sommes passé à table pour déguster une repas traditionnel familial typique japonais très gentiment concocté par sa Mme Hino. Là nous discutons un peu, nous lui posons des questions sur son travail que Léo ou Isseï traduisent pour nous. Il nous explique qu'avant d'arriver là où il en est aujourd'hui il s'est énormément entraîné (souvent plus de 12 heures par jour!). Après le repas nous reprenons l'entraînement en tenue de ville, assez inhabituel mais très agréable!


Nous avons passé deux jour en sa compagnie cela fût vraiment une expérience très enrichissante. Je suis pratiquant d'aïkido à l'origine mais même si ce que fait Hino Senseï n'est pas de l'aïkido, les principes qu'il utilise en sont très proches, du moins de la vision que j'ai de l'efficacité dans les arts martiaux de type Ju (souple). Cependant si je dois citer ce qui m'as le plus marqué chez Hino Senseï c'est son travail sur l'intention lorsqu'il vous fixe dans les yeux il se passe quelque chose d'assez spécial. Il arrive à déterminer dés le départ l'intention de celui qui l'attaque, attention c'est ce que j'en ai compris pas l'explication officielle, il est attentif au moindre sourcillement ou mouvement et réagi dés le départ. C'est le point qui m'as le plus marqué mais l'ensemble de son travail est très intéressant. En l'observant on s'aperçoit vite que c'est quelqu'un qui a beaucoup combattu.

Le voyage a donc très bien commencé.

Voici un quelques liens pour expliquer mes propos en images.

-  link 1
link 2
link 3

 

Je tiens à préciser que les exercices où on le voit déséquilibrer quelqu'un avec le regard ne sont qu'un entraînement sur la concentration et le potentiel du regard. C'est à dire qu'il ne s'agit pas de juste fixer n'importe qui dans la rue pour le faire chuter, ce n'est pas de la magie. Mais Hino Senseï comme je l'expliquai plus haut à une capacité lorsqu'il vous fixe droit dans les yeux quasi "magnétique" et il arrive à vous "immobiliser" si je puis me permettre. En agissant de la sorte il vous enlève un cours temps de réaction, infime, quelques centiémes de seconde mais c'est déjà trop. C'est ce qu'il démontre ici. Donc ne vous méprenez pas sur les qualités d'un grand senseï qui n'est absolument pas un charlatant comme il en existe malheureusement beaucoup. Enfin les autres vidéos devraient suffire à vous convaincre.

Par julien coup - Publié dans : Master Tour
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 14 juillet 2008 1 14 /07 /2008 19:38

Dans le précédent article j'ai parlé des passages de grades et je me suis aperçu que je ne les avais toujours pas mis en ligne voilà qui est fait!
1erKYU.doc 1erKYU.doc
2-meKYU.doc 2-meKYU.doc
3-meKYU.doc 3-meKYU.doc
4-meKYU.doc 4-meKYU.doc
5-meKYU.doc 5-meKYU.doc
6-meKYU.doc 6-meKYU.doc

Et voici un lien sur quelques passages de grades allant du 4ème dan aïkikaï au 2ème dan fédéral  → link

Par julien coup - Publié dans : Cours
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /2008 01:46

Mon expérience personnelle

  Quand j'ai débuté  l'aïkido j'ai pratiqué deux ans sans passer de grade (je ne suis pas un bon exemple) sûrement parce que j'étais jeune et que les examens me rebutaient, peut être un peu parce que mon professeur de l'époque ne me poussait pas particulièrement dans ce sens. Bref ce n'est que la troisième année après une coupure d'un an et demie, je venais de reprendre l'aïkido avec le professeur que je suit toujours à l'heure actuelle (Tamaki Léo, voir son journal des arts martiaux et de la culture japonaise 
link et son blog link), que j'ai commencé à passer mes grades. Comme je pratiquais assez intensément à cette période (j'étais encore étudiant!) à raison parfois de 20h par semaine j'ai pu évoluer assez rapidement. 

A quoi cela sert-il?

  Passer des grades en aïkido n'est pas obligatoire et n'est ni une fin en soi.
Beaucoup de pratiquants débutants redoutent cette étape et bien souvent il est nécessaire de les motiver pour le faire. Personnellement je n'appréciais pas trop les examens non plus mais cela c'est avéré indispensable si je voulais pouvoir enseigner un jour à mon tour. Sans aller jusqu'à l'enseignement passer des grades permet de se situer dans sa pratique et même si ce n'est pas indispensable (je connais des pratiquants qui n'ont pas passer de grades même après plusieurs années d'entraînement et cela n'enlève en rien la qualité des connaissances qu'ils ont acquises), je pense désormais que c'est une bonne chose pour plusieurs raisons.
D'une part comme je l'ai déjà dit cela permet de voir où l'on en est dans sa pratique, mais c'est aussi un moyen pour apprendre (surtout pour les débutants) le nom des techniques et les associer à des mouvements précis, de plus se retrouver dans les conditions de l'examen apprend à gérer le stress et à rester concentré malgré les circonstances.
C'est peut être ce dernier point le plus essentiel car un des buts principaux d'une pratique martiale est le contrôle de soi et passer un grade permet dans une moindre mesure de tester cette aptitude. Bien entendu il ne s'agit pas d'un combat "de rue" surtout en aïkido où la pratique est très codifiée pour les examens du moins. Néanmoins cela me semble être une bonne préparation.

Voici la video de mon passage Nidan Fédéral.



Les conditions "mentales" ou psychologiques 
  De même que parfois nous avons tous du mal à nous motiver pour aller à l'entraînement parce que trop fatigués, parce qu'un peu malades ou simplement "pas envie", de même et à plus forte raison nous évitons et repoussons les passages. Mais cela relève très souvent, sauf cas de réelle maladie empêchant ou limitant tout déplacement, d'un gros manque de volonté commun à chacun d'entre nous. A quoi l'attribuer ? Je pense que nous avons tous nos petits (ou gros) soucis quotidiens mais peu importe la situation il faut apprendre à la surmonter et tous ceux qui y arrivent vous diront au combien ils se sentent mieux après être venu s'entraîner car cela leur permet de décompresser, d'oublier pour un moment au moins le quotidien en se concentrant sur l'instant présent.
  Et bien le problème est le même pour les passages de grades peu importe les conditions si l'on se sent prêt il faut le faire sans trop attendre. Évidemment plus l'on s'entraîne plus l'on a de chance d'évoluer rapidement mais ce n'est pas toujours le cas malheureusement.
  Il ne s'agit pas d'un sport que nous pratiquons mais d'une discipline martiale ce qui signifie que nous devons être capable de répondre à une attaque ou à plus grande envergure à une situation critique en faisant face, en mettant toutes nos capacités à disposition pour l'instant présent. L'aïkido, à mon sens, doit pouvoir se vivre au quotidien pas seulement le temps d'un cours au dojo mais à chaque moment de la vie, enfin cela devient plus évident à mesure que l'on évolue dans le temps et dans la pratique.
  Les examens font partie intégrante de notre pratique et ne doivent pas être considéré comme un obstacle mais comme un "plus" permettant de se mettre dans d'autres conditions que celles des cours habituels.

Ici encore une video du trés beau passage de Gilbert du club d'Herblay, Shodan Fédéral.

  
La préparation physique

 Il n'y a pas de préparation spécifique (sauf quelque révisions bien entendu) en aïkido, cela doit se faire naturellement au fil des entraînements. Comme l'aïkido ne se limite pas aux sportifs en excellente condition physique il faut bien comprendre que chacun est évalu2 en fonction de ses propres capacités et aptitudes.Pour fournir un exemple concret, on n'attendra pas de la part d'une personne de 50 ou 60 ans qu'elle fasse preuve d'un dynamisme à toute épreuve mais plus d'une rigueur dans les formes et de la part d'un jeune de 15 ans ce sera plutôt l'inverse. Il s'agit là d'un exemple un peu caricatural évidement...

Passage Shodan Fédéral de Thierry, Ash Herblay.



Réussir ou échouer?

Que l'on échoue ou que l'on réussisse ne doit pas créer de conséquences sur notre pratique. Il faut considérer cela comme une étape et voir dans tous les cas ce que l'on aurait pu améliorer. Il faut surtout se garder de penser que l'on est "bon" parce que l'on a réussi et "mauvais" parce que l'on a échoué.

Par julien coup - Publié dans : La pratique de l'aïkido
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /2008 23:21
Les 27 et 28 Septembre aura lieu à Herblay un stage avec Hino Senseï expert d'arts martiaux japonais. Pour ceux qui ne le connaisse pas je vous invite à lire l'interview qu'a réalisé Léo Tamaki( link) . C'est un maitre vraiment trés généreux et agréable, il a fondé sa propre école le Hino Budo Institute suit à un parcours trés riche et atypique mais vous le découvrirai bien mieux en lisant l'article sus-mentionné.
J'ai eu l'honneur de le rencontrer lors du Master Tour organisé par Léo, nous avons pu même dormir chez lui c'était vraiment un moment tres intense. Je reviendrai sur mon voyage au Japon dans un prochain article.
Je n'ai pas encore la fiche officielle du stage mais elle sera trés vite en ligne.
En tout cas pour ceux qui en ont la possibilité rencontrer Hino Senseï est une occasion d'enrichir votre pratique martiale et pas seulement pour les aïkidokas.
Par julien coup - Publié dans : Stages
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /2008 23:02

Il y aura cours en Juillet à Herblay les lundi et jeudi De 19H00 à 21H15. Au Dojo régional d'herblay. Ces cours sont payants à raison de 30 euros le mois ou 5 euros par cours.

Pour Ceux que je ne reverrai pas avant la rentrée je vous souhaite de trés bonnes vacances et vous attend frais et dispo à votre retour:)!

Julien.

Par julien coup - Publié dans : Cours
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /2007 16:58

Je voulais écrire un article concernant l'aïkido et son rapport avec la santé lorsque dans mes je suis tombé sur cet article provenant de l'aïkikaï de lyon de la ffab que vous pouvez retrouves ainsi que d'autres articles sur ce lien: p.rappillard.free.fr/PAGES/Pages_laikido/aikido_physio.htm
Je n'ai pas par habitude de copier mais il faut dire que la documentation est trés bien renseignée et je n'aurais pu mieux faire :)
Donc le voici dans son intégralité:

"
ASPECT PHYSIOLOGIQUE DE L'AIKIDO

Généralités

Les rapports entre aikido et médecine sont très variés mais restent toujours étroits. Si l'on observe notre pratique :

1) Nous apprenons à contrôler notre respiration dès le début du cours dans la phase de préparation et à travers les techniques, et particulièrement à travers les KOKYU (KO = expirer KYU = inspirer). Cette respiration profonde stimule la circulation énergétique et sanguine, et ce, dans certains muscles profonds trop souvent inemployés en temps normal.

2) Une pratique régulière apporte une amélioration de la souplesse des articulations et de la colonne vertébrale. Il est à rappeller que certains médecins appellent la colonne vertébrale "l'arbre de vie".

3) La pratique de l'aïkido nous apporte la coordination gestuelle et la perception de notre corps dans 1'espace. Ceci est très important car cela permet de préserver notre corps des traumatismes et du vieillissement prématuré. (De là à dire que l'aïkido empêche de vieillir !).

- traumatismes : Chacun sait qu'il n'y a pas de coup porté en aïkido, contrairement au karaté ou à la boxe par exemple. Il n'y a pas arrêt mais souvent déviation avec des effets centripètes ou centrifuges.Il n'y a pas chute brutale, mais chute arrondie, "voulue" et "non subie".
- vieillissement : raideur des articulations et fragilité des os, des tendons. L'aïkido retarde le plus longtemps possible cette raideur.

4) La pratique de l'aïkido apporte enfin une force mentale par le biais de ce fameux KI vers le HARA et à partir du HARA. Cette force vitale très difficile à localiser et à maitriser est indispensable à une bonne pratique de l'aïkido surtout à haut niveau. De plus, mentalement, l'aïkido est un sport sain. On ne cherche pas la destruction de 1'autre (comme la self-defense), ni la division, mais 1'union. On dira que 1'aikidoka doit avoir une pensée positive dans sa tête, et non négative

Aspects physiologiques bénéfiques

1) L'aïkido fait travailler de très nombreux groupes musculaires (il y en a 500 dans le corps humain, et ils représentent la moitié du poids du corps humain), avec un équilibre droite/gauche quasiment parfait.

a) Tronc :
Par un perpétuel changement de posture et une recherche d'assise permanente, 1'aikidoka peut être assimilé à une pyramide pendant les phases de repos et à une toupie pendant les phases d'action.

b) La ceinture scapulaire et les membres supérieurs :
Le travail musculaire des membres supérieurs se fait surtout par extension avec 1'image type du sabre que l'on élève suivi d'un abaissement actif. Mais également toutes les extensions déclenchées par la technique de l'adversaire (penser à SHIHO NAGE).

c) La ceinture pelvienne et les membres inférieurs :
Par les fréquents changements de niveau (debout - sol) et le déplacement à genoux typique de 1'aikido (SHIKKO). Il y a également le retour à la position debout avec les "extenseurs" de la hanche (grand fessier et ischio-jambier), du genou (quadriceps crural) et les "fléchisseurs" du pied (triceps sural).

2) L'aïkido fait travailler les métabolismes énergétiques et cardio-vasculaires (3 exemples)

a) La VO2max (volume d'air circulant dans le corps, en millilitre/minute/Kg de masse) : Après trois ans de pratique avec un entraînement de deux séances par semaine (deux fois 1 h 30), la VO2 max est chez I'aïkidoka de 52 ml/mn/Kg. La valeur moyenne de la population française se situe entre 35 et 45 ml/mn/Kg.

b) La fréquence cardiaque
- Lors d'un cours standard pour pratiquants moyens, les fréquences oscillent entre 120 et 150 battements /minute.
-
Lors d'un stage intensif, la fréquence est de 161 battements /minute. L'aïkidoka est à 83 % de la fréquence cardiaque maximale théorique (la fréquence cardiaque maximale = 220 - âge). La fréquence cardiaque au repos est de 75 battements /minute.

c) La force. C'est délicat à quantifier mais elle s'exprime par 1'utilisation optimale de qualités énergétiques disponibles en accord avec une respiration adéquate.

3) L'aïkido a une incidence favorable sur le psychisme : la situation "exotique" de sa pratique (habillement, terminologie, lieu, rituel) provoque une coupure franche par rapport à la vie quotidienne. Beaucoup y trouvent un exutoire aux stress quotidiens et considèrent que la pratique régulière apporte un nouvel équilibre psychologique.

Les contre-indications

Comme pour toute activité sportive, il y a des contre-indications absolues (ex : cardiomyopathie, anévrisme, insuffisance respiratoire majeure ...), et certaines affections prêtant a discussion, telles que:

1) L'asthme L'asthme pose problème dans les sports où il y a des périodes d'apnée pouvant déclencher des crises. Cette situation ne se retrouve pas en aikido ou très peu. Il reste le problème des tapis empoussiérés.

2) L'hypertension artérielle Des mesures montrent qu'une pratique intensive de l'aïkido ne provoque pas d'élévation importante de la pression artérielle surtout par la diastolique (de 12,50/7,85 on monte à 14,5/8).

3) La spasmophilie Des pratiquants ont arrêté l'entraîmement par spasmophilie, mais rien ne le justifie sur le plan médical. Ce fait se retrouve surtout chez les femmes jeunes et débutantes, peu motivées et qui se laissent facilement décourager.

4) Les problèmes rachidiens : tassements discaux, lombalgies, cervicalgies, sciatiques etc. Le travail en charge en aikido est rare. De plus, on peut compenser par des chutes en souplesse et sans projection. Des pratiquants ont signalé la disparition de leurs douleurs en découvrant un nouveau mode de travail et en corrigeant leurs positions.

5) Le diabète Contre-indication à la boxe et au karaté car liés aux risques oculaires, mais non à l'aïkido car il n'y a pas de coup porté aux yeux.

6) L'épilepsie: comme pour tous les sports, il faut éviter les coups violents qui déclenchent les crises. En aïkido, il faut faire des chutes amorties. De plus l'épileptique est dans un environnement favorable (tapis et pas d'obstacle).

L'aïkido, une discipline idéale?

Bien sûr, cette question est sans appel si on interroge la plupart des anciens pratiquants. Il faut modérer ce propos en disant que bien entendu il y a des accidents traumatiques (voir enquêtes de 1984 sur 200 pratiquants), mais pour la médecine, les contre-indications sont limitées; l'âge moyen du pratiquant est élevé par rapport aux autres arts martiaux et les avantages psychologiques de cette discipline sont considérables avec une possibilité de s'améliorer jusqu'à la fin de sa vie (Morihei UESHIBA a pratiqué jusqu'a 86 ans). "

Par julien coup - Publié dans : Questions d'ordre général
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager    
Jeudi 20 septembre 2007 4 20 /09 /2007 14:57

Si nous parlons d'un âge limitatif oui disons 10ans pour les enfants car sa pratique nécessite une compréhension globale et une attention que l'on ne possède pas toujours avant cet âge.

En revanche concernant quelqu'un d'un âge avancé non il n'y pas de limite car chacun pratique à son rythme et en fonction de ses capacités. La preuve en est que tous les grands maitres sont en général des personnes plutôt âgées qui ne cessent de nous surprendre par leurs capacités extraordinaires. C'est d'ailleurs là un des intérêts principaux de l'Aïkido, le fait qu'il conserve et prolonge la santé si on le pratique correctement.


Excepté un gros handicap physique rien n'empêche de venir pratiquer. Il ya bien un senseï qui pratique avec une prothése au genou! Cela nécessite bien entendu d'adapter sa pratique aux contraintes qui sont imposées mais il en va de même pour tous car l'entrainement ne sera pas le même si l'on pratique bien au chaud au dojo sur des tatamis somme toute fort confortable ou en extérieur sur un sol un peu rigide...Au final en Aïkido on apprend avant à s'adapter à n'importe quelle situation alors n'hésitez pas à vous lancer.

Par julien coup - Publié dans : Questions d'ordre général
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Jeudi 6 septembre 2007 4 06 /09 /2007 15:14

Définir le rôle d'Uke n'est pas chose facile et en écrivant à ce sujet je m'expose à une certaine critique, c'est la première remarque que m'as fait mon professeur...Mais étant moi même jeune enseignant, j'écris avant tout cet article pour mes élèves.
images-copie-1.jpg
Je tiens tout de suite à préciser que le but de cet article n'est pas d'alimenter le débat sur "la meilleur façon de pratiquer" ou sur "la forme d'aïkido la plus efficace". Je ne me situe absolument pas dans ce débat partant du principe que le choix que l'on fait de recevoir un enseignement plustôt qu'un autre se fait en fonction de nos motivations intérieures différentes à chancun d'entre nous. 

Je ne crois pas qu'il y ait une pratique plus efficace qu'une autre [personne n'est sans faille:)] mais plustôt que l'essentiel est le coeur et la joie que l'on met à s'entrainer qui en fondent la qualité. Tant que lon s'entraine correctement et sincérement n'importe quel art martial est efficace.

Je commencerai donc par donner la signification du terme "Uke" en aïkido puis je m'étendrai sur le sens du rôle que doit avoir ce dernier où du moins, le sens que je lui donne au travers de l'enseignement que j'ai reçu et que j'essaye de transmettre à mes élèves.
images-copie-2.jpg
Uke en aïkido porte le sens de "recevoir" comme on le retrouve dans "ukemi", la chute, qui trop souvent est considéré par les débutants comme une "défaite", percevant ce rôle comme celui d'une "victime" qui subit une technique réalisé par un Tori  tout puissant... C'est à mon avis une erreur. Uke, par extension ukemi, signifie "recevoir" non de maniére passive mais plustôt active en se protégeant, en restant "centré" par rapport à tori, en gardant à l'esprit que la technique peut être retournée à tout moment ("kaeshi waza" contre technique).

Kotaï, Jutaï, Ryutaï, Kitaï

Lorsque l'on débute on conseil de s'entrainer de maniére solide "kotaï" pour pouvoir fixer les bases des techniques, des déplacements etc, pour autant cela ne veut pas dire rester raide, "dur". Puis en évoluant on passe à un travail plus souple "jutaï" qu'il ne faut pas confondre avec de la complaisance. Viennent ensuite le niveau où l'on bouge dés que l'attaque commence sans aucun arrêt dans la technique "ryutaï" et celui où l'on "guide le partenaire dés que nait son intention" "kitaï" ( extrait de l'excellente interview réalisé par Léo Tamaki pour le magasine Dragon n°22 sur Me Tamura Nobyushi, L'aigle de l'aïkido ).
images-copie-3.jpg
Le travail de uke dans ces conditions dépend naturellement de son niveau (rappelons ici que je parle surtout dans le cas de débutants) mais dans tout les cas il ne faut pas chercher à bloquer pour juste pour le plaisir ou se laisser faire passivement. Il faut rester "présent" être toujours vigilant (zanshin) pour pouvoir comprendre la direction que tori va prendre et ainsi dévelloper cette attention permanente qui fait la qualité des grands maitres (même si nous en sommes trés loin).

A tout moment il faut pouvoir sentir le relâchement dans la technique de tori, savoir trouver les ouvertures permettant de reprendre le dessus ou réussir à annuler l'efficacité de son mouvement par la souplesse.

Dans les écoles traditionnelles c'est souvent le plus ancien qui prend la place d'uke car il peut ainsi montrer les défaillances dans la technique de tori, il peut le guider sur la bonne voie. Bien entendu les rôles s'inverse mais c'est un bon moyen d'apprendre.

En aïkido les deux sont vrai et c'est en recevant la technique, en étant souple et vigileant que l'on apprend le plus. On dit souvent que uke et tori doivent être en "harmonie" , "awase" ou ne faire qu'un, il ne doit pas y avoir de décalage entre les mouvement du tori et du uke. Tori doit avoir la sensation "d'avoir les mains dans l'eau" explique souvent mon professeur. Je pense que c'est une image assez parlante sur l'attitude attendue d'uke.

J'ai cependant la sensation qu'en aïkido, du moins pour un débutant qui n'as jamais fait d'art martiaux, l'apprentissage du rôle de tori passe dabord par celui de uke et non l'inverse. 

Je concluerai cet article en vous souhaitant bon entrainement :)!

  •  
Publié dans : La pratique de l'aïkido
Voir les 0 commentaires Partager    
Samedi 21 juillet 2007 6 21 /07 /2007 17:50

En Aïkido on utlise trois positions différentes pour l'entrainement. Il s'agit de Suwari waza , Hanmi Handachi waza et Tachi waza.

Suwari waza
450suwariwaza.gif

Ce travail est pour ainsi dire la base en aïkido car il nécessite une justesse dans le déplacement du corps avec laquelle on ne peut pas tricher. La position correcte s'execute avec un genou devant et l'autre de côté de la même façon que l'on se tient en tachi waza (position des pieds triangulaire: San kaku).
Pour se déplacer correctement le pratiquant doit mettre en usage sa perception de la gravité, il doit développer une attention constante quant à sa position. Pour être plus précis si l'on est trop penché vers l'avant à force de se deplacer ainsi les genoux vont s'esquinter. Si l'on est trop en arriére sur les appuis alors on est en déséquilibre.
Suwari waza demande un relachement et une souplesse minimale du bassin, le pratiquant doit apprendre à se mouvoir autour de l'axe de la colonne vertébrale. On dit souvent que c'est un travail plus difficile car il n'est pas possible de "tricher" comme en Tachi waza. 

Hanmi Handachi waza
450hammihantachiwaza.gif

Dans cette forme de travail Uke attaque debout et Tori est à genoux. C'est un travail assez difficile et il est nécessaire d'être déja avancé pour s'y entrainer. De la même maniére que Suwari waza ce travail demande encore plus de precision car il faut en plus amener Uke au sol. Mais cela nécessite aussi un Uke disponible je reviendrai sur ce point lors d'un prochaine article sur le rôle d'Uke et de Tori.

Tachi waza
450tachiwaza.gif

Cette forme de travail est la plus "classique" on la retrouve dans tout les arts martiaux à mains nues (karate, judo, ju-jitsu...) contrairement aux deux autres formes précédentes que l'on peut trouver sous forme de kata dans certaines formes de jujitsu mais pas dans la plus part des arts martiaux et pas avec autants de déplacements.
Pour notre société occidentale c'est aussi la forme la plus logique car on ne se déplace jamais à genoux.
Il apparait donc que Tachi waza est plus facile d'accés à un pratiquant débutant c'est d'ailleurs la forme qu'il apprendra en premier puis lorsque son corps sera plus disponible il s'essayera au travail de Suwari waza.
Comme il est expliqué au début ce travail laisse à l'élève la possibilité de "tricher" c'est à dire de compenser un mauvais déplacement par un ajustement des jambes indépendament du reste du corps, ou d'utiliser la force plus facilement. En Suwari waza si le deplacement n'est pas juste la technique ne peut fonctionner ni être compenser.

Par julien coup - Publié dans : La pratique de l'aïkido
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés